241-250

Questions posées à la Foundation for A Course in Miracles© (www.facim.org, Fondation pour Un cours en miracles) entre 2002 et 2008 et leurs réponses, traduites et présentées avec l’autorisation aimable de la Foundation for A Course in Miracles©. 

Liste des questions sur cette page:
241 – Se pourrait-il que ma relation avec Jésus soit une relation particulière?
242 – Le Cours qu’entend-il par les “conditions d’apprentissage” correctes? (T-12-V.8:6)
243 – Que dit le Cours sur le “péché impardonnable”?
244 – Est-ce que le but de la vie est le bonheur?
245 – Le terme “at-one-ment” a-t-il une signification précise?
246 – Comment puis-je faire face à mes dépendances du point de vue du Cours?
247 – Comment le Cours voit-il les relations homosexuelles?
248 – Jésus qu’entend-il quand il dit dans le Cours: “…l’esprit… ne peut pas créer au-delà de lui-même”?
249 – Que veut dire la phrase dans le Cours: “Des valeurs non saintes produiront la confusion…” (T-22.III.9:2)?
250 – Si “…le hasard ne joue aucun rôle dans le plan de Dieu”, comment Dieu peut-Il ne pas s’engager dans le monde?

 
241 – Se pourrait-il que ma relation avec Jésus soit une relation particulière?

Q: Pour moi, Jésus est un symbole de l’Amour de Dieu dans mon esprit, que j’utilise de façon interchangeable avec celui du Saint-Esprit, pour regarder les blocages (rancœurs) dans mon propre esprit. Je ne fais pas de propagande pour Un cours en miracles et trouve en fait que chacun doit choisir son chemin spirituel personnel. Mais il n’y a pas longtemps, j’ai lu sur internet que quiconque utilisait le Cours ou Jésus nouait une relation particulière avec les deux. Je ne le vois pas ainsi. Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez?

R: Tant que nous croyons le moindrement que la séparation est réelle et tant que nous nous identifions au corps à quelque degré que ce soit, toutes nos relations commencent par être des relations particulières:

 “… chaque relation dans laquelle l’ego s’embarque est particulière” (T-15.VII.1:7).

Dans Un cours en miracles, le terme “particulier” s’applique à la croyance qu’étant donné que nous sommes des individus séparés dans des corps, nous sommes incomplets et avons besoin de personnes, de choses et d’événements en dehors de nous-mêmes pour nous compléter. Autrement dit: quiconque perçoit un besoin en lui-même (et cela comprend à peu près tout le monde) apporte la particularité à toutes ses relations. Seuls ceux qui ont accepté l’Expiation pour eux-mêmes établissent des rapports sans particularité. Le fait que Jésus (ou le Saint-Esprit) soit perçu comme étant différent, en ce sens qu’il symbolise la mémoire de l’Amour de Dieu dans l’esprit, le rend particulier. En vérité, nous ne faisons non seulement qu’un avec les symboles de la mémoire de Dieu, nous ne faisons qu’un avec Dieu chez nous au Ciel. Cela seul n’est pas particulier. Pour la clarté, cela pourrait aider de substituer le mot “séparé” à particulier. Partout où sont perçues la séparation ou des différences, il y a particularité. C’est le résultat inévitable de notre croyance à la séparation. La phrase dans le Cours

“Le Saint-Esprit connaît que personne n’est particulier” (T-15.V.5:1)

signifie que personne n’est séparé, et cela veut aussi dire que personne n’a besoin de quoi ou de qui que ce soit. Lorsque nous nous identifierons entièrement au Saint-Esprit dans notre esprit, nous n’aurons plus de relation particulière avec Lui, avec Jésus ou avec le Cours puisque nous ne nous percevrons plus comme étant séparés. En attendant, nous nous percevons encore comme étant incomplets et ayant besoin d’aide pour accepter l’Expiation pour nous-mêmes, et nous établissons des relations particulières avec tout. Pour le répéter:

“Car chaque relation dans laquelle l’ego s’embarque est particulière” (T-15.VII.1:7).

Ce n’est que lorsque nous reconnaissons cela que les relations particulières peuvent devenir des leçons qu’utilise le Saint-Esprit pour les transformer. Au début, nous nous tournons vers le Cours et Jésus par un sentiment de besoin. C’est cela qui les rend particuliers. C’est nécessaire de le reconnaître afin que notre relation avec eux, et qui que ce soit d’autre, puisse être transformée. Si nous nions cela, nous nous privons de l’occasion de regarder les croyances qui sous-tendent notre sentiment de besoin et d’incomplétude et les soustrayons au pouvoir de guérison. À la fin, nous apprendrons que nous n’avons aucun besoin. D’ici là, souvenez-vous que

“Ce cours est un commencement et non une fin” (L-ép.1:1).

Jésus sait que nous venons à lui avec une particularité intacte. En fait, il nous dit que nous devons lui pardonner:

“Pardonne-moi, donc, aujourd’hui. Tu connaîtras que tu m’as pardonné si tu contemples ton frère dans la lumière de la sainteté. Il ne peut pas être moins saint que moi, et tu ne peux pas être plus saint que lui” (L-II.288.2).

Tant que nous nous percevons comme étant différents de Jésus – séparés de lui – nous emportons la particularité dans notre relation avec lui et avons besoin de “lui pardonner” nos croyances erronées.

 
242 – Le Cours qu’entend-il par les “conditions d’apprentissage” correctes? (T-12-V.8:6)

Q: L’utilisation du mot conditions dans Un cours en miracles me déconcerte. Nous ne devrions pas demander de l’aide pour “être délivré de la peur”, mais plutôt “demander de l’aide dans les conditions qui ont amené la peur”. Est-ce que vous diriez qu’on peut tout aussi convenablement demander de l’aide pour amener les “conditions d’apprentissage correctes”, pour amener les conditions de la paix, pour amener les conditions de l’amour, et ainsi de suite? Je suppose que ce sont des conditions de l’esprit?

R: Oui, le mot conditions renvoie toujours à un choix qui se fait dans nos esprits et qui explique notre manque de paix, le fait que nous n’ayons pas conscience de la présence de l’amour, et ainsi de suite. Le point essentiel du passage auquel vous faites allusion (T-2.VI.4) est que Jésus voulait aider Helen et nous tous à apprendre à assumer la responsabilité de nos pensées et sentiments afin de reprendre contact avec le pouvoir de nos esprits de choisir. Au lieu de cela, nous avons fondamentalement fait le choix de refouler ce pouvoir et d’être sans esprit quand nous avons prêté serment d’allégeance à l’ego. Jésus nous dit alors que cela ne nous aiderait vraiment pas à long terme s’il nous enlevait simplement notre peur sans que nous ayons appris qu’elle n’est là qu’à cause de notre choix continu de préférer la séparation à l’unité (les conditions qui ont amené la peur). Quelques paragraphes plus loin, il nous dit:

“Tu te plains peut-être encore de la peur, mais tu persistes néanmoins à te rendre apeuré. J’ai déjà signalé que tu ne peux pas me demander de te délivrer de la peur. Je connais qu’elle n’existe pas mais tu ne le connais pas, toi. Si j’intervenais entre tes pensées et leurs résultats, je toucherais à une loi fondamentale de cause et effet, la loi la plus fondamentale qui soit. Je ne t’aiderais guère si je dépréciais le pouvoir de ta propre pensée. Cela serait en opposition directe avec le but de ce cours. Cela t’aidera beaucoup plus de te rappeler que tu ne surveilles pas assez attentivement tes pensées” (T-2.VII.1:1-7).

Jésus met donc l’accent sur l’importance de surveiller très attentivement nos pensées, tout comme il insiste tout au long du livre d’exercices combien c’est important d’être vigilants à l’égard de nos pensées. Voilà avec quoi il veut nous aider: à regarder combien nous désirons rester séparés et particuliers, combien nous désirons voir les autres comme des pécheurs et nous-mêmes comme des victimes innocentes. Voilà les conditions qui ont pour résultat notre peur, notre manque de paix et tout le reste.

On peut donc tout à fait convenablement demander de l’aide pour amener les conditions qui faciliteraient notre apprentissage, et cela amènerait les conditions qui amènent la paix, l’amour et ainsi de suite. Si nous regardions toutes nos pensées égoïques avec lui et ensuite en lâchions prise, la peur et la culpabilité disparaîtraient à tout jamais, et alors l’amour qui avait été bloqué par la peur serait notre seule réalité. Toute peur et culpabilité reposent sur notre désir de choisir de rejeter l’amour de Jésus et de choisir l’ego, ce qui assure notre survie en tant qu’individus séparés.

Pour finir: si nous lui demandons de nous aider à regarder notre choix de le garder à l’écart, nous avons déjà entamé le processus pour corriger ce choix. Voilà le genre d’aide dont nous bénéficierions le plus.

 
243 – Que dit le Cours sur le “péché impardonnable”?

Q: Il y a des versets dans le Nouveau Testament qui semblent mentionner un “péché impardonnable” contre le Saint-Esprit. Comment Un cours en miracles voit-il ces passages?

R: Le Cours considère toujours le péché comme faisant partie du système de pensée de l’ego illusoire. Il n’a aucun fondement dans la réalité. Par conséquent, il n’y a pas de péchés pardonnables ou impardonnables, en parallèle au principe qu’il n’y a pas de “hiérarchie d’illusions” (T.23.II.2:3). L’ego cherche à maintenir le péché réel dans nos esprits puisque c’est cela qui maintient réelle sa propre existence. Sans la notion de péché, aucune “dynamique” ne serait nécessaire pour faire face à ses effets.

Jésus explique cela dans le Cours quand il nous enseigne que nous n’avons rien fait en réalité qui légitimerait l’étiquette de “péché”. Ce que nous aurions tendance à appeler un péché, à savoir notre attaque contre Dieu en nous séparant de Lui, n’est qu’une “minuscule et folle idée” (T-27.VIII.6:2) qui se corrige facilement en faisant le choix d’accepter le principe de l’Expiation qui énonce que la séparation n’a jamais eu lieu. Par conséquent une chose telle que le péché n’existe pas.

 
244 – Est-ce que le but de la vie est le bonheur?

R: Dans Un cours en miracles, nous lisons

“Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel” (T-23.II.19:1).

Donc ce que nous appelons vie ici est en réalité une illusion. Mais vu que nous pensons être ici en tant qu’individus dans un monde, Jésus nous parle à ce niveau pour nous aider à entamer le processus de nous éveiller du rêve que nous appelons vie. Dans ce contexte Jésus dit que notre but est d’atteindre un état de paix durable dans notre esprit, ce qui est le résultat naturel de la pratique du pardon. Et il dit aussi que

le “bonheur ne peut pas se trouver à part de Votre Volonté conjointe [avec Dieu]” (T-11.V.12:4).

Cela se reflète dans notre choix de voir nos intérêts comme étant partagés avec ceux de tous les autres et non séparés d’eux. Nous pourrions dire qu’aucun bonheur qu’offre le monde ne peut être comparé au bonheur que nous ressentirions en faisant l’expérience de l’unité et de l’impeccabilité du Fils de Dieu.

 
245 – Le terme “at-one-ment” a-t-il une signification précise?

(Bien que Atonement veuille dire Expiation, at-one-ment correspondrait à unification, devenir un, sans parallèle du mot en français. La réponse à la question est toutefois intéressante, et c’est pourquoi nous l’incluons ici. N.d.T.)

Q: Dans bien des groupes qui étudient Un cours en miracles auxquels j’ai participé, il y a des gens qui disent qu’Atonement (Expiation) et at-one-ment (devenir un, unification) sont la même chose. À mon sens, ce dernier terme me paraît être un euphémisme du Nouvel Âge qui n’a rien à voir avec l’Expiation telle qu’elle est utilisée dans le Cours. De plus, je n’ai trouvé le mot at-one-ment nulle part sur le CD du Cours (en anglais). Pourriez-vous S.V.P. me dire ce que vous en pensez.

R: Vous avez tout à fait raison. “At-one-ment(devenir un, unification) n’est pas la même chose que Atonement (Expiation), tel que le mot est utilisé dans Un cours en miracles. Dans son Glossary-Index for A Course in Miracles©, Kenneth Wapnick définit Atonement (Expiation) comme étant “le plan de correction du Saint-Esprit pour défaire l’ego et guérir la croyance à la séparation” (7e éd. 2014, http://www.facim.org). Le terme at-one-ment n’est pas utilisé dans le Cours.

Dans le Cours Jésus nous dit:

“La seule responsabilité de l’enseignant de Dieu est d’accepter l’Expiation pour lui-même” (M-18.4:5).

Cela veut dire ne plus croire que la séparation est réelle. Dans le Cours, le terme unité se rapporte à l’unité du Père et du Fils au Ciel, ce qui, dans le rêve, se reflète par la jonction avec quelqu’un par le pardon. Ni l’un ni l’autre de ces principes du système de pensée du Cours n’est exprimé par le terme at-one-ment.

 
246 – Comment puis-je faire face à mes dépendances du point de vue du Cours?

Q: J’ai étudié et mis en pratique Un cours en miracles pendant près de six ans, en général tous les jours. Cela m’a beaucoup aidé, mais j’ai quand même besoin d’aide pour comprendre les dépendances et leur faire face. Selon mon ego, je suis dépendante de l’alcool et des cigarettes. Selon Dieu, je suis Sa fille bien-aimée. Comment traiter cela? Ne me dites pas de ne plus écouter mon ego, car ce serait comme donner le feu vert aux dépendances. Il me semble qu’il y a quelque chose de plus profond à considérer. Les conseils professionnels semblent renforcer la maladie, la culpabilité et le sacrifice. Le Cours me dit que je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit et de remettre cela entre les mains du Saint-Esprit. Mais j’ai besoin d’encore un peu d’aide pour m’en débarrasser, pour être prête pour une leçon que je ne comprends pas tout à fait et pour ne pas me laisser influencer du point de vue du monde. Pourriez-vous S.V.P. me dire s’il y a quelque chose dans Un cours en miracles ou ailleurs qui m’échappe.

R: Tout d’abord, il est difficile de comprendre la nature des leçons concrètes que nous avons à apprendre dans notre vie. Nous ne pouvons pas voir le tableau entier dans notre esprit parce que nous avons encore tellement peur de retrouver la partie de notre identité dont nous nous sommes coupés et cachés. Pourtant, dans un sens, nous n’avons pas besoin de savoir pourquoi nous avons choisi les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons parce que le remède que le Cours offre est si clair. Quelles que soient les circonstances, la seule chose qui importe est de savoir si nous choisissons Jésus ou l’ego pour nous y guider. Si nous choisissons Jésus ou le Saint-Esprit, nous finirons par être davantage en paix, indépendamment du changement ou non des circonstances. Et nous serons probablement aussi plus doux et gentils envers nous-mêmes et les autres. Si nous choisissons l’ego, nous finirons par nous sentir plus coupables et désespérés. Nous aurons continuellement des pensées d’autoaccusation, nous nous apitoierons sur nous-mêmes et penserons que les autres sont responsables de notre situation lamentable. C’est le corps qui nous préoccupera et nous ne serons plus du tout en paix.

Se remettre au Saint-Esprit, tel que le Cours le conçoit, comporte le fait d’accepter la responsabilité pour l’état dans lequel on se trouve et de lâcher prise de toute pensée de blâme – que ce soit de soi-même ou d’autrui – et ensuite d’adopter une attitude gentille et douce envers soi-même. La leçon que le Saint-Esprit ou Jésus vous aide à apprendre est que la paix de l’esprit ne dépend pas de la santé physique ou psychique ni de quoi que ce soit d’extérieur à votre esprit et de Leur présence aimante dans votre esprit. Quand vous vous concentrez sur l’apprentissage de cette leçon, les pensées qui s’y opposent surgiront, et vous porterez ces pensées égoïques à la présence aimante dans votre esprit, où vous pouvez décider de les garder ou d’en lâcher prise. La patience et la douceur se manifesteront dans votre certitude que vous lâcherez prise des dépendances quand vous serez prête, et que de les garder n’est pas un péché ni quelque chose dont vous devriez avoir honte. Rien de ce que nous faisons avec ou à nos corps ne peut avoir le moindre effet sur l’amour qui se trouve dans nos esprits justes.

Vous remettre entre les mains du Saint-Esprit ne veut pas dire que c’est dorénavant à Lui de s’occuper de vos dépendances. Cela signifie plutôt que vous avez décidé de vous servir de la façon de regarder ce qui se passe du Saint-Esprit au lieu de la façon de voir de l’ego; cette dernière finira toujours par vous faire croire que vous êtes un corps vulnérable et victime.

Pour finir, décider de chercher de l’aide professionnelle est souvent une réponse aimante à l’appel à l’amour qui se trouve sous la haine de soi et la culpabilité. Cela peut exprimer de la bonté pour soi-même comme façon de défaire la haine de soi. Toutefois, vous semblez sous-entendre que vous avez essayé des méthodes de traitement traditionnelles et qu’elles ne vous ont pas aidée. Nous avons parlé de cela dans les questions précédentes n° 20, 57 et 119.

Au cas où cela pourrait vous aider, nous allons récapituler les explications données dans le Cours qui pourraient se rapporter à des situations telles que les dépendances. Bien que ce mot ne soit jamais utilisé dans le Cours, une dépendance n’est rien de plus qu’une relation particulière, et les relations particulières sont traitées en profondeur dans le Cours.

Les dépendances sont souvent le résultat de sentiments écrasants de haine de soi et de culpabilité. La douleur est si grande qu’elle doit être neutralisée d’une façon ou d’une autre. Pour ce faire, et pour atténuer la douleur, on choisit souvent un abus d’alcool et de cigarettes (ou de bon nombre d’autres formes d’abus comme des excès de table, de sexe, de richesse, de luxe et autres).

Maltraiter vote corps par des accoutumances peut aussi être une façon de vous punir d’être une si “mauvaise” personne, dont témoignent votre haine de soi et votre culpabilité. Cela pourrait aussi être une façon de punir quelqu’un d’autre. Vous pourriez pointer quelqu’un d’un doigt accusateur et lui dire: “C’est ta faute si je ne peux plus m’en passer. C’est à cause de toi que je suis ainsi.” Pour paraphraser un propos du texte:

“Regarde-moi, mon frère, par ta main je ‘suis accro’” (T-27.I.4:6), et
“Je suis la chose que tu as faite de moi, et quand tu me regardes, tu es condamné à cause de ce que je suis” (T-31.V.5:3).

Nous avons tous un grand besoin de nous débarrasser de la douleur de notre haine de soi et de notre culpabilité, et nous sommes donc prêts à souffrir, même intensément, juste pour pouvoir en blâmer quelqu’un d’autre. Ce que nous en retirons, c’est que nous pouvons nous sentir l’innocente victime de ce que quelqu’un nous a fait.

Comme c’est le cas dans toute forme de maladie, qu’elle soit physique ou psychique, la dépendance renforce la croyance que le corps est réel et peut être victime. Quand nous nous soucions du corps d’une ou de toutes ces manières, il est plus que probable que nous avons pris la décision antérieure d’exclure notre véritable identité en tant qu’esprit de notre conscience. Toute forme de préoccupation pour le corps est une défense contre la vérité. La vérité à notre égard peut nous effrayer à un tel point – si nous l’admettons dans notre conscience même une fraction de seconde seulement – que nous faisons tout notre possible pour la chasser le plus efficacement de notre conscience. Nous faisons donc tout pour nous rendre sans esprit dans le sens d’être à la merci de quelque force qui échappe à notre contrôle. Notre véritable beauté et notre force en tant que Fils de Dieu peuvent nous faire tellement peur que nous leur substituons une identité de faiblesse et de dépendance. Puis nous refoulons son origine réelle et l’attribuons à quelque facteur dans notre propre corps, celui d’autrui ou à une quelconque situation dans le monde.

Pour résumer, alors, la question est celle-ci: maintenant que la dépendance est là, qu’est-ce que j’en fais? Comme Jésus nous le rappelle, nous avons seulement besoin de penser en fonction du but, soit:

“À quoi cela sert-il?” (T-17.VI 2:2).

Nous savons que le but que poursuit l’ego avec les dépendances est de renforcer la culpabilité, alors que le but, avec le Saint-Esprit, est transformé en un moyen qui sert à défaire la culpabilité.

“Le Fils de Dieu ne peut faire aucun choix que le Saint-Esprit ne puisse employer pour lui, et non contre lui”  (T-25.VI.7:5).

Il s’agit donc de découvrir si vous choisissez l’ego ou le Saint-Esprit comme votre enseignant.

 
247 – Comment le Cours voit-il les relations homosexuelles?

Q: Bon nombre de confessions chrétiennes “traditionnelles” interdisent les relations homosexuelles et encouragent les relations hétérosexuelles. Vu qu’Un cours en miracles nous arrive dans le contexte de la Chrétienté, je me demande si les relations homosexuelles y sont également défendues?

R: Pour commencer, le Cours est arrivé dans un contexte chrétien, mais il n’est pas simplement une forme de chrétienté ou une confession de plus. Puis, le Cours n’aborde pas cette question. Il n’interdit ni les relations homosexuelles, ni ne promeut les hétérosexuelles. En fait, il ne dit rien de toute forme de comportement parce que ce n’est pas cela son point de mire. L’enseignement vise toujours notre pensée et nos croyances qui sont à la base de notre comportement.

L’un des enseignements les plus importants, c’est que le monde et le corps, y compris toute la multitude de problèmes qui s’y rapportent, servent essentiellement d’écran de fumée pour nous empêcher de regarder dans notre esprit où se trouve la source de tous nos problèmes et dilemmes. Voilà le but du monde et du corps. À la fin, bien sûr, les deux sont illusoires. Le point de mire du Cours est donc toujours la correction de la pensée dans notre esprit qui nous incite à nous occuper de ce qui est essentiellement illusoire. C’est là que l’aide est nécessaire, et c’est vers cela que le Cours tout entier s’oriente. Bref, quand nous choisissons de rejeter du système de pensée de l’ego, système de haine et de séparation, et d’adopter le système de pensée d’amour et des intérêts communs du Saint-Esprit, notre comportement sera toujours une expression de l’amour et l’unité auxquels nous nous sommes identifiés. Finalement, et comme c’est le cas dans tout dans notre vie, le seul aspect qui compte est le but:

“En toute situation où tu te sens incertain, la première chose à considérer est celle-ci, tout simplement: ‘Qu’est-ce que je veux qu’il en sorte? À quoi cela sert-il?’ La clarification du but a sa place au commencement, car c’est cela qui déterminera le résultat” (T-17.VI.2:1-3).

Ainsi, l’homosexualité et l’hétérosexualité peuvent toutes deux être utilisées pour renforcer la culpabilité (le but de l’ego) ou pour défaire la culpabilité (le but du Saint-Esprit). Voilà pourquoi prêter attention à notre choix de l’enseignant est d’une importance absolument primordiale dans notre travail avec le Cours. C’est de nous concentrer sur cela qui simplifiera les choses.

 
248 – Jésus qu’entend-il quand il dit dans le Cours: “…l’esprit… ne peut pas créer au-delà de lui-même”?

Q: Je suis en train d’étudier la section “La guérison comme délivrance de la peur” dans le texte d’Un cours en miracles. Pourriez-vous s’il vous plaît m’aider à comprendre ce que Jésus veut dire par “…l’esprit… ne peut pas créer au-delà de lui-même” (T-2.IV.2:10)? Ce n’est pas clair pour moi ce que signifie “ne peut pas créer au-delà de lui-même”.

R: Dans le cadre de cette section, le passage signifie que l’Esprit du Christ a été créé par Dieu et que cet Esprit ne peut pas créer quelque chose d’entièrement différent de ce qu’il est, par exemple un corps. Il peut y avoir des idées ou des pensées dans l’esprit, mais elles ne quittent jamais leur source dans l’esprit pour devenir quelque chose d’autre. Ce que Jésus veut dire ici, c’est que notre confusion diminuerait de beaucoup si nous comprenions que le corps et l’esprit ne sont pas deux entités séparées et que le corps est seulement une idée dans l’esprit. Il n’a pas de capacités autonomes et ne peut donc pas être malade.
 

249 – Que veut dire la phrase dans le Cours: “Des valeurs non saintes produiront la confusion…” (T-22.III.9:2)?

Q: Pourriez-vous s’il vous plaît expliquer le passage suivant du texte d’Un cours en miracles: “Des valeurs non saintes produiront la confusion, et dans la conscience” (T-22.III.9:2).

R: Cela veut dire que lorsque nous voyons nos intérêts comme étant séparés de ceux d’autrui (un exemple des “valeurs non saintes”), cela nous déconcertera et nous prendrons conscience de cette confusion; “et dans la conscience” était un terme psychologique courant lors de l’écriture du Cours.

 
250 – Si “…le hasard ne joue aucun rôle dans le plan de Dieu”, comment Dieu peut-Il ne pas s’engager dans le monde?

Q: Dans la préface de son livre Forgiveness & Jesus (Foundation for A Course in Miracles©, http://www.facim.org), Kenneth Wapnick dit à la page xv de la préface: “Jésus et le Saint-Esprit n’opèrent pas dans le monde et ils ne nous envoient certainement pas des gens comme s’ils jouaient sur un échiquier géant et nous déplaçaient selon le déroulement du plan pour le salut”. Toutefois, dans le manuel pour enseignants d’Un cours en miracles, nous lisons:

“Il n’y a pas d’accidents dans le salut. Ceux qui doivent se rencontrer se rencontreront, parce qu’ensemble ils ont un potentiel de relation sainte” (M-3.1:6-7).

Et plus loin:

“Rappelle-toi que nul n’est là où il est par accident, et que le hasard ne joue aucun rôle dans le plan de Dieu” (M-9.1:3).

Cela voudrait donc dire que de rencontrer certaines personnes fait partie du plan de Dieu, et comme je comprends le Cours, le Saint-Esprit opère dans l’illusion pour nous aider, tout comme le Cours se fait dans le cadre de l’illusion. Les rencontres font partie du plan de Dieu – il n’y a pas d’accidents – comment donc interpréter cela?

R: Il “n’y a pas d’accidents” parce que tout s’est déjà passé et parce que nous ne faisons que revoir mentalement ce qui s’est passé:

“Le scénario est écrit […] Car nous ne faisons que voir le voyage depuis le point où il s’est terminé, regardant en arrière et nous imaginant en train de le refaire, revoyant mentalement ce qui s’est passé” (L-I.158.4:3,5).

Et dans la section du texte “La petite entrave”, Jésus nous dit:

“Toi qui crois encore vivre dans le temps et qui ne connais pas qu’il a disparu, le Saint-Esprit te guide encore à travers le labyrinthe infiniment petit et insensé que tu perçois encore dans le temps, bien qu’il ait disparu depuis longtemps. Tu penses vivre dans ce qui est passé” (T-26.V.4:1-2).

Il y a donc certaines personnes dans nos vies uniquement parce que c’est ce que comportent nos scénarios. Nous ne nous souvenons pas d’avoir écrit ces scénarios (c’est une métaphore, bien sûr), et cela fait partie de la stratégie de l’ego pour nous empêcher de nous souvenir que nous sommes des esprits qui prennent des décisions. Cela pourrait aussi vous intéresser de lire A Vast Illusion: Time According to A Course in Miracles©” de Kenneth Wapnick (Foundation for A Course in Miracles©, http://www.facim.org) où il explique en profondeur cette partie fascinante de la théorie du Cours.

Nous avons tendance à voir ce que le Cours nous dit depuis notre point de vue qui est que le monde et le temps linéaire sont réels. Voilà pourquoi nous pensons que le Saint-Esprit et Jésus font en fait des choses comme nous diriger vers certaines personnes afin que nous puissions apprendre nos leçons de pardon. Seulement, cela n’est pas possible vu qu’il n’y a pas de monde et que le temps n’est pas non plus réel. Cela pourrait aider de revoir les niveaux de langage dans le Cours, et pourquoi Jésus nous parle comme si notre expérience dans le monde et le temps linéaire était réelle.

Nous avons développé ce thème dans des réponses à des questions antérieures, les questions 72 et 116, auxquelles nous vous renvoyons pour une étude plus détaillée.

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