151-160

Traduction autorisé de questions posées à la Foundation for A Course In Miracles (www.facim.org, Fondation pour Un cours en miracles) à Temecula, USA, entre 2002 et 2008 avec leurs réponses.

Liste des questions sur cette page :
151 – Est-ce que l’Esprit divin crée le monde de formes?
152 – Comment faire face à la peur de se fondre en Dieu?
153 – Pour revenir à la réincarnation
154 – Conflit entre le catholicisme et Un cours en miracles
155 – Pourquoi est-ce que j’ai encore des attaques de peur et de panique?
156 – Quelle est la voix qui était l’auteur du Cours?
157 – Comment pouvons-nous savoir que Dieu n’a pas conscience de notre existence dans le monde, et où le «décideur» ou «preneur de décision» est-il mentionné dans le Cours?
158 – Pourquoi le Cours dit-il que «tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur»?
159 – Est-ce que ça suffit d’avoir conscience de sa particularité et de s’en préoccuper?
160 – Est-ce que c’est important que mes rêves soient encore dominés par l’ego?



151 – Est-ce que l’Esprit divin crée le monde de formes?

Q: Je reviens à la réponse à la question 70 à propos de la beauté et la forme. S’il y a seulement l’Esprit Divin de Dieu auquel participe toute création, comment le répondeur explique-t-il la limitation de l’Esprit Divin quand l’être humain l’utilise lors de la co-création de son monde de forme? Je crois que chacun d’entre nous utilise cet Esprit Divin, bien que son pouvoir ou son efficacité ne soient pas si grands comme s’ils n’étaient pas contaminés par notre usage insane provenant de l’ego. Un cours en miracles est une œuvre qu’on ne peut pas comprendre littéralement par des citations particulières, étant donné qu’il est un discours du Seigneur qui essaye d’élever le niveau de l’esprit (maintenant duel) vers un aspect divin singulier plus haut avec l’aide du Saint-Esprit, de sorte que le plein potentiel de l’esprit puisse être réalisé pendant qu’il existe encore sur ce plan. Dieu, sachant que c’était irréel et ne menaçait pas Son Royaume, a accordé les leçons de malcréation à Ses Fils afin que la sagesse et la connaissance puissent produire des activités plus prudentes lors de leur développement et retour chez eux.

R: Du Cours entier il ressort tout ce qui a une forme ne peut pas être de Dieu et doit donc être illusoire. Dieu crée uniquement pareil à Lui-même; c’est quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre dans notre état séparé. Toutes les références dans le Cours à la co-creation se rapportent au Ciel. Cela tient aussi pour le terme créations.

«Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel. Où Dieu a créé la vie, là doit être la vie. En tout état à part du Ciel, la vie est illusion. Au mieux, cela ressemble à la vie; au pire, à la mort. Or les deux sont des jugements sur ce qui n’est pas la vie, égaux par leur inexactitude et leur manque de signification. Une vie qui n’est pas au Ciel est impossible, et ce qui n’est pas au Ciel n’est nulle part. En dehors du Ciel, seul tient le conflit des illusions: insensé, impossible et au-delà de toute raison, et pourtant perçu comme une barrière éternelle devant le Ciel. Les illusions ne sont que des formes. Le contenu n’en est jamais vrai» (T-23.II.19).

Dans son Cours Jésus poursuit le but de nous aider à entrer en contact avec la partie de notre esprit qui choisit délibérément de rejeter et de nier notre véritable Identité, de La remplacer par une fausse identité et ensuite de projeter la responsabilité pour cela sur ceux dans notre vie que nous percevons comme nos agresseurs. Cela n’a rien à voir avec l’Esprit Divin Qui ne connaît rien de ce voyage dans la folie.

Vous n’avez pas besoin d’être d’accord avec ce que le Cours enseigne au sujet de l’Esprit Divin, ce qui est une expression qui n’apparaît en fait jamais dans le Cours. Son but est de nous ramener chez nous en Dieu, et si vous vous accordez mieux avec la façon dont un autre système présente ce voyage, alors c’est le chemin que vous devriez suivre. Nous sommes tous des enfants d’un seul Père.


152 – Comment faire face à la peur de se fondre en Dieu?

Q 152 a): Il y a des endroits dans le texte et les leçons où Jésus dit que nous allons «nous dissoudre en Dieu» à la fin des temps. Sans ambages: je n’aime pas du tout l’idée de me dissoudre en Dieu. Je sais que c’est mon ego qui parle pour moi, et j’accepte que nous ne fassions que rêver tout cela, que je me sois déjà dissous en Dieu et que visiblement je ne sois pas parti puisque je suis pour ainsi dire encore là. Mais dans mon for intérieur, j’ai vraiment peur de tout perdre lorsque je m’arrêterai de rêver. C’est probablement la raison pour laquelle je n’ai pas arrêté le rêve. Je comprends que Jésus et le Saint-Esprit me réveillent en douceur par l’Expiation, et je sens que c’est bien. Or «se dissoudre en Dieu» donne l’impression, a l’air, comme si on allait dans le néant. Pouvez-vous m’aider avec ma peur?

Q 152 b): Est-ce que, selon Un cours en miracles, le monde et tout ce que j’aime dans le monde disparaîtra lorsque je m’éveillerai du rêve? Je demande parce que je ne vois pas la vie comme étant seulement une source de péché, de culpabilité et de peur. Je ne voudrais pas perdre le souvenir de ceux que j’aime ni les moments de beauté, de courage, de créativité et autres que j’ai connus lors de mon existence, aussi illusoire soit-elle.

A a): La plupart de ceux qui pratiquent le Cours ressentent la même chose. Ils ont peur que «disparaître dans le Cœur de Dieu» veuille dire l’oubli et le néant. C’est tout à fait normal de croire cela, et vous ne devriez pas essayer de ne pas le faire. Ceci dit, c’est toutefois évident que cela ne peut être que l’ego qui exprime sa peur de disparaître en présence de l’Amour. Par conséquent, nous allons certainement avoir peur de retourner dans l’Unité du Ciel quand nous nous identifions à l’ego – ce que nous faisons chaque fois que notre existence individuelle nous est précieuse. Mais Jésus se rend compte de notre dilemme, bien que ce soit un faux dilemme, et nous rassure à maintes reprises dans le Cours que nous nous éveillerons de ce cauchemar que lorsque nous serons prêts. C’est un processus qui tient compte de notre peur et de notre disposition à être prêts. Comme vous l’avez reconnu, il aborde cela avec douceur et réconfort:

«Ne crains pas d’être brusquement soulevé et précipité dans la réalité» (T-16.VI.8:1; voir aussi T-27.VIII.13).

Il y a un stade intermédiaire avant de nous éveiller pendant lequel nous vivons encore ici, mais avec moins de culpabilité, moins d’angoisse, moins de colère et ainsi de suite. Nous nous habituons progressivement à une autre façon d’être ici et apprenons que nous nous sentons mieux quand nous pardonnons qu’en bouillonnant de rage, ayant beaucoup de rancœurs et souffrant intérieurement à cause d’intérêts et de buts concurrents. Petit à petit nous lâchons prise de notre identification aux valeurs que l’ego nous a présentées et nous identifions à la place aux valeurs du pardon que Jésus nous offre. Autrement dit, nous ne perdons pas notre soi pour simplement disparaître. Plutôt, ce avec quoi nous choisissons de nous identifier change, et alors c’est ce que nous devenons.

On pourrait comparer ce processus à un voyage avec beaucoup d’arrêts prévus, mais sans horaire fixé. Vous vous arrêtez à différents endroits le long du chemin et vous habituez au nouveau climat et à une nouvelle vue. Et quand vous continuez votre voyage, vous apprenez à mieux connaître votre guide et vous sentez de mieux en mieux avec lui. Il ne vous oblige jamais de partir d’un endroit que vous ne voulez pas vraiment quitter et y reste avec vous jusqu’à ce que vous soyez prêt à continuer. Il n’a pas de programme qu’il vous impose. Quand il vous dit que le prochain arrêt sera encore mieux, il est très probable que vous choisirez de poursuivre le voyage parce que tout ce qu’il vous a montré jusqu’ici était plutôt bien. Vous avez de plus en plus confiance en lui, même si cela vous embête parfois qu’il vous sorte du lit trop tôt le matin. Mais ensuite vous vous rendez compte qu’il l’a fait uniquement parce qu’il était impatient de se remettre en route pour vous montrer le prochain bel endroit. Le voyage est souvent agité, mais vous l’oubliez dès que vous êtes confortablement installé au prochain arrêt. Pour finir, vous trouvez même que votre guide vous connaît en fait très bien et sait exactement ce qui vous rendra heureux.

Voilà le chemin le long duquel Jésus nous mène. Il sait que nous ne perdrons rien et que nous serons plus heureux lorsque nous arriverons à notre destination avec lui que nous n’aurions jamais pu nous l’imaginer. Mais il voit aussi combien nous avons peur de plonger dans ce que nous croyons être l’inconnu et l’oubli certain. C’est pourquoi il nous prend gentiment par la main et nous laisse patiemment avancer à notre propre rythme, tout en nous assurant maintes fois que nous ne perdrons rien et regagnerons tout. Jusqu’à ce que nous percevions cela, nous pouvons rester où nous sommes tout en sachant que Jésus nous aime à chaque instant. Par contre nous ne pouvons pas faire l’expérience de la plénitude de cet amour puisque nous lui résistons encore à cause de notre peur. Mais nous ressentirons autant de son amour que nous acceptons. Le temps est illusoire, et de ce fait le temps cela prend est sans importance. L’amour de Jésus ne dépend ni du temps ni de l’espace.

R b): Au réveil d’un rêve nocturne, nous oublions en général ce que nous avons rêvé puisque nous savons que c’était «juste un rêve». La même chose se passera lorsque nous nous éveillerons des rêves de nos vies en tant qu’individus à part de Dieu et du Ciel. Avant cet éveil, il y aura bien sûr une période pendant laquelle nous sentirons que nous sommes le rêveur du rêve, et nous reconnaîtrons que toute existence corporelle, y compris la nôtre, n’est rien d’autre qu’une figure dans le rêve. Nous saurons alors que nous ne sommes pas notre corps, que nos bien-aimés ne sont pas leurs corps et que nous sommes maintenant tous joints sur un autre plan qui reflète notre véritable Identité. Alors nous serons attirés par la beauté radieuse de notre impeccabilité en tant que Fils de Dieu. L’amour dans lequel nous sommes tous unis et qui va au-delà de tout ce que l’on pourrait ressentir sur un plan corporel remplira entièrement notre esprit. Nous n’aurons conscience de rien d’autre, car nous aurons joyeusement lâché prise de tout ce qui nous avait empêchés d’avoir conscience de la présence de l’amour.


153 – Pour revenir à la réincarnation

Q: Dans  «To Be or Not to Be» (CD et DVD, www.facim.org) Ken a dit que nous essayons tous de frôler la mort de différentes façons, uniquement pour garder notre individualité. Est-ce que la réincarnation ne fait pas la même chose dans l’illusion? Nous «vivons» et nous «mourons» pour ne faire que «vivre» de nouveau, juste pour que l’ego reste sain et sauf. Mais à un moment donné, nous allons devoir choisir la cassette de l’esprit juste… Pourriez-vous S.V.P. expliquer cela un peu plus en détail ?

A: En effet la réincarnation sauvegarde notre individualité, tout comme l’illusion du temps. Toutefois, les nombreuses réincarnations telles qu’elles sont définies par les différents systèmes, ont pour but de nous donner autant d’occasions que nous avons besoin pour parfaire notre apprentissage afin que le cycle de la naissance et de la mort ait une fin à tout jamais. Vous savez probablement que Jésus nous dit dans Un cours en miracles:

«En définitive, la réincarnation est impossible. Il n’y a ni passé ni futur et l’idée de naissance dans un corps n’a pas de signification, que ce soit une fois ou de nombreuses fois. La réincarnation ne peut donc pas réellement être vraie. Notre seule question devrait être: “Le concept peut-il aider ?”» (M-24.1:1-4).

Dans les explications qui suivent, il conclut que toutes les croyances qui font progresser vers l’acceptation de l’Expiation pour soi-même devraient être honorées (M-24.6). Ça se ramène donc à la forme et au contenu.


154 – Conflit entre le catholicisme et Un cours en miracles

Q: J’étudie Un cours en miracles depuis quatre ans et fais à présent du bénévolat pour une organisation catholique dans les Philippines. J’habite dans une petite communauté religieuse et travaille dans les bidonvilles de Manila. Je savais qu’il y a des différences entre les enseignements du Cours et du catholicisme avant d’y aller, ayant lu les livres de Ken Wapnick A Course in Miracles and Christianity: A Dialogue, et Forgiveness & Jesus (www.facim.org). Mais je voulais vraiment faire partie de cette organisation chrétienne et pensais que cela ne m’empêcherait pas d’étudier le Cours et de mettre en pratique ses principes tout seul. Pourtant je trouve que cela me dérange de plus en plus de prier avec les autres ou d’entendre des lectures où il est proclamé que Jésus a souffert et est mort pour nos péchés et ce genre de choses. Malgré le fait que les enseignements sont si différents, je ne veux pas utiliser le Cours pour me séparer des chrétiens et vous demande comment je peux rester fidèle au Cours et à ma communauté tout en évitant de faire des compromis.

R: Vous vous êtes placé dans une situation pleine de défis, mais si vous le désirez, c’en est une dans laquelle vous pouvez beaucoup apprendre sur votre chemin du pardon. Si vous vous rappelez que le Cours s’intéresse uniquement au contenu ou au but et pas à la forme ou aux rituels, vous pouvez utiliser vos circonstances pour approfondir votre compréhension et pratique des principes du Cours. Ce n’est que votre ego qui voudrait que les différences des croyances et pratiques se prêtent au jugement afin de vous séparer des autres dans votre communauté.

Vous vous rendez déjà compte de cette tentation, ce qui aide beaucoup, car elle est un obstacle dans votre esprit à l’expérience de l’amour qui est déjà en vous. Vous pouvez respecter le choix du chemin spirituel de vos amis sans devoir accepter et adopter leurs croyances. En même temps, vu que le Cours est axé uniquement sur vos propres pensées et croyances intérieures, il n’y a aucune raison de ne pas demander l’aide du Saint-Esprit pour simplement utiliser ces rituels et formes auxquels vous êtes censé participer comme autant d’occasions pour vous joindre à eux sous la forme sous laquelle ils peuvent vous accepter. Car lorsque vous réussissez à relâcher les jugements concernant les différences des croyances auxquelles vous tenez, il ne restera plus que l’amour dans votre esprit auquel vous souhaiterez qu’ils participent. Vous ne décrivez pas de conflits extérieurs avec les autres, juste un conflit intérieur; il n’est donc vraiment pas nécessaire de leur faire connaître les différences de vos croyances, à moins que vous sentiez intensément que vous devez le faire. Votre but n’est pas de les changer, mais simplement de les accepter tels qu’ils sont (T-9.III.6:4).


155 – Pourquoi est-ce que j’ai encore des attaques de peur et de panique?

Q: J’étudie Un cours en miracles depuis bientôt une année. Je vous serais reconnaissante si vous pouviez élucider quelque chose que je viens de lire dans le texte. Jésus parle de l’«immédiateté du salut» et dit que si on ne fait pas l’expérience de cette immédiateté, cela tient au fait qu’il reste toujours un petit souhait de rester séparé et de s’accrocher à la culpabilité et au manque de pardon. J’ai souffert d’attaques de panique très débilitantes pendant dix ans; je peux tout à fait accepter et admettre que c’est moi qui ai produit cet état, et aussi que mon désir d’être séparée, coupable et de manquer de pardon est la pensée erronée à laquelle je me suis accrochée. J’aimerais ardemment guérir et relâcher ces malperceptions, parce que la douleur d’avoir cette angoisse m’est entièrement insupportable et inacceptable. Aussi pleinement que je puisse accepter que je sois responsable, et aussi sincère que soit mon petit désir que mes malperceptions soient corrigées, je souffre toujours. Quelle est l’erreur que je fais? Pourquoi mon acceptation et mon petit désir sincères n’ont-ils pas suffi pour créer le miracle, l’immédiateté du salut que Jésus a promis?

R: Dans la section à laquelle vous faites allusion Jésus dit que l’espace que nous voudrions garder entre nous et notre frère est petit, mais même si l’espace est petit, cela ne veut pas dire que nous devrions minimiser combien nous avons investi pour garder intacte cette distance. Toute notre identification avec ce soi que nous croyons être reste en place lorsque nous maintenons la pensée de séparation comme réelle dans notre esprit, comme aussi sa projection dans le monde extérieur en tant qu’espace entre notre corps et celui de notre frère. Nous avons donc une peur immense de perdre notre soi si nous lâchons entièrement prise de toutes nos rancœurs et pensées d’attaque maintenant. Jésus décrit cette peur ainsi:

«Le salut effacerait l’espace que tu vois encore entre vous, et vous laisserait instantanément devenir un. Et c’est là que tu crains qu’il y aurait perte» (T-26.VIII.3:4-5).

Vous devriez donc apprendre à respecter l’immensité de cette peur qui se traduit en vos attaques de panique. Le but est de vous joindre à Jésus pour regarder votre peur, demander son aide pour comprendre sa source et son but plus profonds qui sont ensevelis dans la partie de l’esprit qui veut garder son existence individuelle et séparée. Il est aussi important d’être patiente avec vous-même et de reconnaître que c’est un processus qui prendra sans doute beaucoup de temps. Résister aux sentiments ne fait que les enfouir et maintient leur intensité.

Le salut est immédiat dans le sens qu’à n’importe quel instant vous pouvez ressentir la paix qui se trouve toujours dans votre esprit, si vous avez le petit désir de lâcher prise, même momentanément, de votre investissement dans le péché et la peur, jusqu’à ce que vous choisissiez de nouveau la culpabilité puisque vous vous êtes de nouveau identifiée à l’ego et à la peur. Si vous pratiquez chaque fois que vous êtes prête et le désirez, vous vous rendrez compte que ce n’est pas un péché, mais seulement un choix erroné dont vous serez de plus en plus consciente dans votre esprit.

Vous ne dites pas si vous avez sollicité une aide spécialisée pour vos attaques de panique. Chercher des aides extérieurs (p. ex. médecins, thérapeutes, médicaments) pour vous soutenir lorsque vous êtes aux prises avec vos symptômes peut d’une certaine façon faire preuve de votre petit désir de ne plus vous voir comme étant séparée et seule. C’est une preuve de bonté que d’avoir le petit désir de bien vouloir accepter l’aide dont vous avez besoin sous n’importe quelle forme pour laquelle vous êtes prête à ce moment-là (T-2.IV.4,5; M-5.II.2,3).

Vous pourriez aussi relire les questions et réponses 128, 142 et 148 qui se rapportent à divers points de la question que vous avez posée.


156 – Quelle est la voix qui était l’auteur du Cours?

Q: Je viens de commencer Un cours en miracles et j’ai lu l’introduction plusieurs fois dans l’espoir de trouver une réponse à la question: qui est l’auteur du livre? Est-ce la Voix, le Saint-Esprit, le Christ? Helen écrit que c’est la «Voix» qui a dicté le texte. En quoi est-ce que la Voix se distingue-t-elle de Dieu, si c’est la Voix de Dieu? J’ai juste quelques problèmes lorsque le texte est écrit à la première personne. Avec qui est-ce que je parle dans ma tête? Quand je lis et me sens inspirée, ma compréhension ou l’absorption par la lecture est déviée par la question dans mon esprit qui n’arrête de crier: «Qui est-ce?»

R: Pour Helen Schucman, la «voix» qu’elle entendait était celle de Jésus. Elle n’avait aucun doute là-dessus lorsqu’elle prenait les notes du Cours (voir question 110). Les énoncés à la première personne dans le Cours se rapportent donc à Jésus. La voix n’est toutefois pas la voix de Dieu. Et Jésus ne dit pas non plus qu’il parle pour Dieu. Selon le Cours, Dieu ne nous dit pas des mots dans le rêve, pas plus qu’il n’«entend nos prières». La «voix» n’est pas celle de Dieu puisqu’elle fait partie du rêve. Elle reflète la vérité, mais elle n’est pas la vérité. Cela est exprimé clairement dans le livre d’exercices: «Dieu est» (L-169.5:4), et dans Son Être Il ne connaît que la vérité, à savoir que nous sommes Son seul Fils qui n’a jamais quitté le Ciel.

La réponse à votre question est donc qu’il faut comprendre comment les symboles sont utilisés dans le Cours. Ces symboles comportent des «personnes» comme Jésus, le Saint-Esprit, mais aussi des images, des paroles et le Cours même. Ce sont tous des symboles pour la partie de l’esprit de la Filialité qui se souvient de Dieu. Ils reflètent la vérité quant à qui nous sommes. De manière légèrement différente, ils sont des rappels de la vérité à notre sujet et des guides qui nous aident à revenir à Dieu. Le Saint-Esprit en particulier s’appelle la «Voix pour Dieu» dans le Cours, c’est-à-dire la Voix qui parle pour Dieu, et aussi la «Voix de Dieu». C’est manifestement une métaphore, étant donné que Dieu n’a pas de voix et ne nous parle pas dans le rêve, comme nous l’avons dit plus haut.

Lorsque nous sommes sollicités dans le Cours de «demander» – que ce soit à Jésus, au Saint-Esprit ou à Dieu –, c’est en fait un appel afin que nous nous adressions à notre esprit juste pour être guidés. Des symboles et métaphores sont utilisés dans le Cours puisque nous sommes tellement coupés du fait que nous avons un esprit. Dans sa sagesse, Jésus a soigneusement et délibérément utilisé tous ces symboles dans le Cours. Il nous retrouve à notre niveau et utilise un langage duel pour un enseignement qui reflète le non-dualisme. Il semble sous-entendre que Dieu est une Personne Qui entend nos prières, nous répond, «pleure» même, et se languit de notre retour chez Lui. Ce sont des métaphores employées pour nous aider à comprendre que nous sommes aimés et non condamnés pour notre soi-disant péché, ce que nous dit l’ego. Vous pouvez vous adresser à celle qui vous aide le plus.

C’est une aide d’utiliser ces images et symboles jusqu’à ce que nous ayons appris que nous avons en effet un esprit juste et pouvons nous y rendre directement. À ce point-là, nous n’aurons probablement plus besoin de symboles ni de «demander». Nous aurons accepté la vérité à notre sujet: que nous sommes des esprits et pas des corps, que nous sommes innocents et pas coupables. La réaction aimante de l’esprit juste à n’importe quelle situation se fera jour par nous. Il est toutefois important de se rendre compte de toute résistance, comme vous l’avez visiblement fait pendant votre étude jusqu’ici. Le but en étudiant et en mettant en pratique le Cours est d’apprendre que nous avons en effet un esprit, que nous avons en effet un choix, qu’il y a une autre façon de regarder toute situation dans le rêve, que notre façon de faire est basée sur la croyance que la séparation est réelle et que le Saint-Esprit et Jésus sont là pour nous apprendre qu’il n’y a pas de séparation. Pour le répéter: peu importe à qui nous nous adressons, à qui nous demandons ou quelle image nous utilisons. L’important, c’est que nous demandions et ne nous fiions pas à notre interprétation égoïque habituelle.


157 – Comment pouvons-nous savoir que Dieu n’a pas conscience de notre existence dans le monde, et où le «décideur» ou «preneur de décision» est-il mentionné dans le Cours?

Q: Ken Wapnick dit lorsqu’il enseigne que Dieu ne sait même pas que nous existons, que nous sommes ici en ce monde. Où dans Un cours en miracles est-ce que cela est mentionné ou quel passage le sous-entend? Cet énoncé ne me pose pas problème puisque je comprends que l’«existence» dans le Cours se rapporte à notre croyance en l’ego, la croyance que nous sommes des corps, alors qu’«être» fait référence à notre état d’unité au Ciel. C’est donc logique que Dieu ne nous «connaisse» pas dans notre état égoïque. Mais pourriez-vous préciser d’où ça vient? Et aussi, où dans le Cours Jésus parle-t-il du «décideur» que Ken mentionne si souvent?

R: Le postulat selon lequel Dieu ne sait même pas que nous existons, comme vous le mentionnez, se déduit en comprenant la métaphysique du Cours. Le soi que nous croyons être ici-bas est une projection illusoire d’une pensée illusoire dans un esprit divisé illusoire. Il n’a aucune réalité. Dieu Qui est l’Unité totale ne peut rien connaître qui ne fait pas partie de cette Unité totale, et Sa connaissance ne peut pas comprendre un observateur séparé et quelqu’un qui est observé. Si Dieu était au courant de notre existence en ce monde, la séparation serait réelle. Mais le Cours soutient à maintes reprises que la séparation ne s’est en réalité jamais produite – ce qui est le principe de l’Expiation (p. ex. T-2.I.4:4; T-2.VII.6:7-9).

Bien que les termes précis dans lesquelles vous posez votre question ne soient jamais utilisés dans le Cours, il y a quelques passages qui montrent clairement que Dieu ne sait rien de notre existence ici. En voici quelques-uns:

«Dieu et Ses créations restent en toute sûreté et connaissent donc qu’il n’existe aucune malcréation» (T-3.IV.7:1).

«Dieu a bel et bien crée le pur-esprit dans Sa Propre Pensée et d’une qualité pareille à la Sienne. Il n’y a rien d’autre» (T-3.V.7:3-4).

Et un peu plus loin, lorsque Jésus parle de notre soi et du Soi de Dieu, il observe:

«Ils sont fondamentalement inconciliables, parce que le pur-esprit ne peut pas percevoir et l’ego ne peut pas connaître. Ils ne sont donc pas en communication et jamais ils ne peuvent être en communication» (T-4.I.2:11-12).

Dans la section suivante, il dit:

«Les incessantes tentatives de l’ego pour se faire reconnaître par le pur-esprit et ainsi établir sa propre existence sont inutiles. Le pur-esprit en sa connaissance est inconscient de l’ego. Il ne l’attaque pas; il ne peut simplement pas le concevoir» (T-4.II.8:5-7).

Le terme décideur ou preneur de décision (décision maker en anglais, N.d.T.) comme Ken l’a utilisé dans ses enseignements ne se trouve pas dans le Cours. Au seul endroit où cette expression est utilisée, il est question de notre résistance à reconnaître le pouvoir de décision qui réside dans l’esprit et du fait que nous préférons que «le corps soit le décideur» (M-5.II.1:7). Bien que l’esprit ne soit pas décrit à cet endroit-là, il est bien question du fait que c’est l’esprit et pas le corps qui est le décideur. Le mot décideur (ou preneur de décision) est donc un raccourci commode pour faire référence à la partie de l’esprit divisé à laquelle le Cours s’adresse tout au long. Ce ne peut visiblement pas être le soi que nous croyons être qui est adressé, car le Cours nous rappelle à plusieurs reprises que ce soi n’est pas réel et que le cerveau dont nous croyons qu’il fait des choix n’a aucun pouvoir. Ainsi Jésus remarque par exemple dans le livre d’exercices d’un air amusé:

«Tu crois aussi que le cerveau du corps peut penser. Si tu comprenais seulement la nature de la pensée, tu ne pourrais que rire de cette idée insane» (L-I.92.2:1-2).

Il est tout à fait adéquat que nous devrions porter notre attention sur le pouvoir de décider de notre esprit quand nous voyons que Jésus souligne que

le «pouvoir de décider est la seule liberté qui te reste en tant que prisonnier de ce monde. Tu peux décider de le voir avec justesse» (T-12.VII.9:1-2).

Plus loin, il dit

«À chaque jour, à chaque heure et à chaque minute, même à chaque seconde, tu décides entre la crucifixion et la résurrection; entre l’ego et le Saint-Esprit. L’ego est le choix pour la culpabilité; le Saint-Esprit, le choix pour la non-culpabilité. Le pouvoir de décider est tout ce que tu as» (T-14.III.4:1-3; italiques ajoutés).

À quel point la notion du choix ou de la décision est importante dans les enseignements du Cours saute aux yeux quand nous tenons compte du fait que des variations des mots choisir et décider sont utilisés bien plus que mille fois dans les trois volumes du Cours. La dernière section dans le texte, «Choisis à nouveau» (T-31.VIII) est un magnifique hymne au choix.


158 – Pourquoi le Cours dit-il que «tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur»?

Q: J’ai du mal à comprendre le passage suivant dans le texte d’Un cours en miracles à propos de l’attaque:

«L’attaque ne pourrait jamais favoriser l’attaque si tu ne la percevais pas comme un moyen de te priver de quelque chose que tu veux. Or tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur, et donc que tu ne la veuilles pas. Pour cette raison tu as le sentiment d’en être privé, et en projetant ton propre rejet tu crois alors que les autres te l’enlèvent» (T-7.VII.8:1-3).

Pourriez-vous m’aider S.V.P.?

R: Dans la quatrième loi du chaos, nous trouvons la phrase «tu as ce que tu as pris» (T-23.II.9:3), et nous savons que la projection est une des «lois» de l’ego. Il s’ensuit que nous nous méfions toujours des autres et croyons qu’ils complotent pour nous prendre quelque chose. En définitive nous croyons qu’ils cherchent de nous voler la paix de Dieu. Cela est à son tour une projection de la traîtrise dont nous nous accusons nous-mêmes. L’essentiel de l’enseignement est que la paix de Dieu en nous ne peut jamais nous être prise à moins que nous ne permettions que cela se fasse, et cela pourrait seulement se faire si nous ne lui accordons pas de valeur. La raison pour laquelle nous ne lui accordons pas de valeur réside dans le fait qu’une partie en nous sait que si nous nous identifions totalement à elle, notre soi tel que nous le connaissons disparaîtrait et serait remplacé par notre véritable Soi qui se trouve au-delà de toute existence individualisée en ce monde. La défense contre cela, c’est d’accuser les autres de nous avoir privés de notre paix intérieure, au lieu de prendre la responsabilité de nous en être défaits nous-mêmes.


159 – Est-ce que ça suffit d’avoir conscience de sa particularité et de s’en préoccuper?

Q: Le rôle que j’ai dans mon travail est d’aider; j’ai remarqué que je renforce ma particularité puisque je me sens important et supérieur envers ceux que j’aide, mais en même temps je les hais. Je m’investis aussi à ce que les choses que je fais améliorent la situation. Lorsque je me suis joint à quelqu’un, je me l’attribue à moi-même. Il me semble que j’utilise tout cela pour renforcer mon identité individuelle dans le monde ainsi que ma culpabilité afin de ne pas aller au-delà de la particularité. Est-ce que cela suffit que je sois honnête quant à mon arrogance, en toute confiance que Jésus peut travailler avec l’honnêteté si j’en ai le désir?

R: Regarder honnêtement la particularité et la haine que nous apportons à toutes nos relations est sans doute le premier pas dans le processus de pardon. Un Cours en miracles nous demande de faire justement cela afin de reconnaître la dynamique de l’ego à l’œuvre. Vous reconnaissez aussi ce qui motive l’amour particulier ou la haine particulière, et c’est très important. La motivation que vous mentionnez est toujours à l’œuvre et préserve notre particularité afin de renforcer notre croyance à notre identité séparée et le monde. Comme vous le dites, le résultat est la culpabilité, et c’est elle qui nous attire réellement. Aussi longtemps que nous nous sentons coupables, nous pouvons tenir la paix de Dieu à un écart sûr, rester en conflit et garder notre individualité. C’est visiblement la situation que vous décrivez. La regarder honnêtement vous sort en tout cas du déni qui est si fondamental dans le plan malade de l’ego. La guérison est amorcée lorsque la maladie est reconnue.

Le prochain pas consiste à voir le rapport entre le choix dans l’esprit de renforcer la particularité et donc de renforcer la culpabilité et de s’y accrocher d’une part, et toutes les souffrances ressenties dans le rêve de séparation d’autre part. Il est très important de voir ce rapport de cause à effet. C’est là que se trouve la clef pour défaire notre croyance au système de pensée de l’ego et ses conséquences douloureuses. Si la particularité et la culpabilité qui s’ensuit sont un choix dans l’esprit, cela doit vouloir dire qu’on peut faire un autre choix qui mène à un autre résultat. Voilà la logique du système de pensée du Saint-Esprit tel que le Cours le présente.

Quand on saisit cette relation, le prochain pas consiste à demander l’aide de Jésus pour faire un autre choix. Regarder n’est pas tout ce que nous avons à faire dans notre relation guérissante avec Jésus. Nous devons aller un peu plus loin et demander ainsi que véritablement désirer «une autre voie». Ce n’est pas toujours aussi simple que cela pourrait paraître. Nous sommes souvent bien désireux de laisser Jésus remplacer notre souffrance par sa paix jusqu’à ce que nous nous rendions compte que cela veut dire lâcher prise de bien plus que ce à quoi nous nous attendions. Cela exige que nous ayons le désir de lâcher prise de l’investissement dans notre particularité et du but qu’elle sert, et cela veut dire en définitive que le système de pensée de l’ego tout entier est défait. Étant donné que l’ego trouve cela menaçant, il dispose d’un stock inépuisable de formes attrayantes dans lesquelles nous engager. Notre part consiste à être vigilants à tout moment afin de reconnaître toutes ses astuces et de constater qu’elles sont toutes les mêmes, afin que nous les apportions au Saint-Esprit pour qu’elles soient transformées. Rappelez-vous que le Cours ne nous demande pas de ne pas avoir des relations particulières:

«J’ai dit maintes fois que le Saint-Esprit ne te priverait pas de tes relations particulières, mais qu’Il les transformerait» (T-17.IV.2:3).

Voilà où le «désir» dont vous parlez entre en jeu. Ce n’a pas besoin d’être un désir parfait:

«Ton désir n’a pas besoin d’être parfait, parce que le Sien l’est. Offre-Lui ne serait-ce qu’une petite place et Il l’éclairera si bien que tu la laisseras s’augmenter avec joie» (T-11.II.6:6-7).

Le petit désir suffit tant que nous ne résistons pas activement en cachant nos «péchés secrets et les haines cachées» en les niant, les justifiant ou les appelant par d’autres mots moins horribles. Si vous restez fidèle au processus que vous avez entamé, vous constaterez sans doute qu’il vous apportera des résultats importants dans votre apprentissage et votre guérison.


160 – Est-ce que c’est important que mes rêves soient encore dominés par l’ego?

Q: Est-ce qu’il y a une différence entre les rêves éveillés et les rêves endormis? Est-ce qu’ils révèlent quel système de pensée et quel enseignant on a en fait choisi, l’ego ou le Saint-Esprit? Dans mon rêve éveillé j’étudie les principes d’Un cours en miracles pendant des heures tous les jours, essaye d’être dans mon esprit juste et désireux de ne pas me juger et juger autrui ou que le monde et le corps semblent encore m’être réels. Alors je trouve très souvent la paix ou désire la trouver. Mais dans le rêve endormi, c’est comme si celui-ci était un territoire réservé à l’ego. Rien de tout l’entraînement de l’esprit que j’ai mis en pratique n’y apparaît. Les rêves sont fous, effrayants, n’ont pas de sens, et je n’y vois aucun reflet de la sainteté. Est-ce que mes rêves endormis indiquent en fait les croyances qui se trouvent dans mon esprit? Est-ce que ces rêves contredisent et invalident mes rêves éveillés? Est-ce que le contenu de mes rêves éveillés et endormis sera le même lorsque mon esprit sera guéri? Et est-ce qu’écouter des cassettes sur le Cours avant de m’endormir et en dormant aiderait à faire pénétrer ces idées plus facilement que quand je suis réveillé ?

R: Si vous pouvez garder à l’esprit que l’ego a toujours pour but de faire en sorte à ce que les différences semblent réelles, vous allez petit à petit apercevoir que votre question au sujet de la différence entre l’état éveillé et endormi n’est autre qu’un domaine de plus où l’ego essaye de vous dérouter pour maintenir son emprise sur votre esprit. Et tant mieux s’il peut vous amener à remettre en question la valeur et la validité des changements que vous constatez déjà dans certains secteurs de votre vie.

Plutôt que de croire qu’il y a une différence de qualité entre les rêves éveillés et endormis, il vaudrait mieux constater que dans certaines circonstances vous vous souvenez que vous avez un choix, alors que dans d’autres vous l’oubliez. Chez certais, cela peut se manifester par la différence d’intensité de leurs réactions et leur désir de pardonner dans les relations chez eux et au travail. Chez d’autres, il peut y avoir une différence quant à l’intensité de leur réaction égoïque envers l’un des parents par rapport à l’autre. Dans votre cas il s’agit de la différence entre le fait de vous souvenir du Saint-Esprit quand vous êtes réveillé et de l’oublier quand vous dormez. Indépendamment des circonstances précises dans lesquelles l’ego semble prendre le dessus, la solution est toujours la même. Dès que vous voyez que l’ego prend les rênes, mais sachez aussi que vous pouvez choisir l’enseignant – peu importe que ce soit en pleine réaction égoïque ou plus tard – tout ce que vous avez besoin de faire est de demander l’aide qu’offre le Saint-Esprit. Donc dans votre cas, que vous vous en souveniez en dormant ou seulement après vous être réveillé n’a pas d’importance. La seule chose que vous devriez faire est de reconnaître que c’est votre ego et que vous pouvez faire un autre choix.

Nous apprenons petit à petit à généraliser nos leçons de pardon à un plus grand nombre de relations, situations et états d’esprit. Mais on n’a pas besoin de se demander pourquoi il y a des différences le long du chemin. Nous devrions seulement nous soucier de découvrir où nous avons encore de la résistance et ensuite appliquer les principes du pardon à ces pensées quand nous sommes prêts et en avons le désir. En ce qui concerne vos rêves endormis, c’est clair que vous savez après vous être réveillé qu’il s’agissait uniquement de pensées dans votre esprit et pas d’évènements qui semblent être réels et avoir des conséquences à long terme. Le fait qu’ils semblent encore avoir du pouvoir ne fait que témoigner du désir que l’ego soit réel. Cela devrait devenir de plus en plus facile de généraliser après votre réveil, et à la longue vous constaterez que vous vous souvenez du choix que vous avez même dans vos rêves endormis. Mais que vous vous en souveniez pendant le rêve même n’est pas important, sauf du point de vue de votre ego. (Pour de plus amples explications en ce qui concerne les rêves éveillés et endormis vous pourriez consulter la question 41.)

Quant à savoir si on est plus prêt à apprendre les principes du Cours lorsqu’on s’endort ou en dormant, il ne peut y avoir de réponse concluante vu les différences entre les individus. Certains étudiants trouvent en fait qu’écouter des cassettes est un moyen merveilleux pour s’endormir!

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